Il y a des périodes de vie où l’on continue d’avancer, de fonctionner, de répondre aux attentes… sans vraiment se rendre compte que quelque chose, à l’intérieur, commence déjà à s’épuiser.
Avec le recul, je comprends aujourd’hui que les premiers signes de mon burn-out étaient déjà là. Mais à ce moment-là, je ne les voyais pas. Je pensais simplement être fatiguée, que cela passerait avec du repos, et que je devais continuer à tenir.
Je me souviens de cette fatigue toujours présente, avec les nuits sans sommeil, mais aussi après des périodes de vacances. Je continuais à fonctionner, à répondre aux demandes, à tenir mes engagements… mais à l’intérieur, quelque chose s’éteignait doucement.
Ce n’était pas une fatigue spectaculaire. C’était une fatigue silencieuse, diffuse, qui s’installait petit à petit.
Peu à peu, j’ai commencé à perdre l’envie. Ce qui me nourrissait auparavant devenait lourd. Même les choses simples demandaient un effort supplémentaire. Mais je n’écoutais pas mon corps. Je compensais. Je tenais. Je faisais comme si…
Il y avait aussi cette irritabilité, cette hypersensibilité que je ne comprenais pas. Des situations ordinaires devenaient plus difficiles à supporter. Je mettais cela sur le compte du stress, du rythme, des obligations du quotidien.
Avec le recul, je réalise que ce n’était pas « juste une mauvaise période ». C’était déjà un signal, un ensemble de petits signes que je n’ai pas su reconnaître.
Un extrait de mon livre
Dans mon livre Mon Burn-out, ma descente au Paradis, je décris cette période ainsi :
"Je me traîne, je n’ai plus de force. Je passe mes dimanches après-midi avachie sur le canapé à regarder des émissions sans véritable intérêt.
Je n’ai pas le courage d’une balade au bord de l’eau ou dans la forêt qui pourrait me régénérer ou me recharger.
Les semaines passent, je n’en peux plus, je ne dors plus, je n’avance plus. Le peu d’énergie que j’ai, je la mets dans mon travail.
Je vais voir mon médecin, je suis au bord de l’épuisement."
Conclusion
Aujourd’hui, je sais que le burn-out ne tombe pas d’un coup. Il s’installe progressivement, discrètement. Et souvent, on ne le voit pas venir, parce qu’on continue à faire comme si tout était normal.
À tel point que, parfois, on finit presque par s’habituer à cet état de tension permanent. Le stress devient une forme de normalité, un rythme auquel on s’adapte sans même s’en rendre compte, jusqu’à croire que c’est ainsi que la vie doit être vécue.
Si je partage cela aujourd’hui, c’est parce que je sais que beaucoup de personnes vivent la même chose sans forcément mettre de mots dessus.
Parfois, comprendre ce que l’on vit est déjà un premier pas pour commencer à en sortir.
Et si ces premiers signes n’étaient pas anodins… mais déjà des appels que l’on n’a pas entendu ?
Et vous... Qu'en pensez-vous ?
Merci de votre lecture Nicole DUBOIS
Si cet article vous a parlé, n’hésitez pas à partager votre ressenti en commentaire.
Ajouter un commentaire
Commentaires
Bonjour,
Dans votre témoignage, je me reconnais exactement.
En arrêt maladie depuis plus de 5 ans pour Burn out, grosse dépression.
Le 09 janvier 2026, mon frère, retraité depuis le 1er janvier 2026, il était pompier professionnel, il est décédé subitement à l'âge de 60 ans le 09 janvier,2026, j'ai rechuté et je peine à me relever.
J'ai un autre frère décédé un 09 janvier 1967, maman était enceinte de moi, je suis née le 29 juin 1967, j'ai l'impression de l'avoir connu, d'avoir tout ressenti.
Deux frères qui sont partis un 09 janvier 😥
Est-ce un signe ?
Bonjour, Elisabeth,
Merci d’avoir pris le temps de partager votre histoire. Je suis profondément touchée par votre témoignage et je vous adresse toute ma compassion pour les épreuves que vous traversez.
Il est vrai que certaines dates, certaines coïncidences ou synchronicités peuvent nous interpeller profondément. Chacun est libre d’y voir, ou non, un signe. Ce qui compte avant tout, c’est le sens qu’elles prennent pour nous et la manière dont elles nous accompagnent sur notre chemin.
Dans mon 2eme livre Le Livre Guérisseur, j’aborde justement ces synchronicités, ainsi qu’un regard différent sur la vie, la mort et les liens qui continuent parfois à nous relier au-delà de ce que l’on peut expliquer. Peut-être y trouverez-vous des pistes de réflexion ou un peu de réconfort.
Je vous souhaite de retrouver, pas à pas, un peu d’apaisement. Prenez soin de vous. 💛
Nicole